Le Tai Chi
Un Art ancien, toujours en mouvement
Les Formes de Tai Chi, un espace d’observation
Pour moi, le Tai Chi n’est pas une finalité. C’est un moyen.
Un moyen d’observer le corps, le mouvement, la respiration et l’attention. Mais aussi d’observer notre manière d’être, de réagir et d’appréhender ce qui nous entoure.
Nous pouvons pratiquer une forme pendant des années. Pourtant, ce qui m’intéresse le plus n’est pas simplement de savoir reproduire un mouvement, mais de comprendre dans quel état nous le faisons.
Quelle attention portons-nous à ce que nous faisons ? Pourquoi faisons-nous ce mouvement ? Quelle intention lui donnons-nous ? Que se passe-t-il en nous lorsque nous le réalisons ?
Pour moi, c’est là que la pratique commence réellement à prendre une autre dimension.
Le Tai Chi se révèle comme une manière d’expérimenter différentes qualités du mouvement et d’observer comment elles entrent en relation avec notre manière d’être au monde.
Dans mon enseignement, j’utilise notamment les qualités associées aux quatre éléments — la Terre, l’Eau, l’Air et le Feu. Je ne cherche pas à en faire une théorie à apprendre, mais plutôt des qualités à ressentir et expérimenter dans le corps.
La Terre peut nous amener à explorer la stabilité, la structure, les appuis et l’ancrage.
L’Eau nous invite à observer la fluidité, l’adaptation et la manière dont nous donnons une forme au mouvement.
L’Air ouvre un espace autour du mouvement : l’expansion, la respiration, le recul et la capacité à créer de l’espace.
Le Feu nous confronte davantage à l’énergie que nous engageons : savoir quand l’utiliser, comment la diriger et quand, au contraire, ne pas en mettre davantage.
Ces qualités ne sont pas séparées les unes des autres. Elles se rencontrent, se complètent et parfois même se contredisent. C’est justement dans cette recherche d’équilibre que la pratique devient intéressante.
Le but n’est pas de devenir quelqu’un d’autre, mais d’apprendre à découvrir qui nous sommes déjà
